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HOW TO LIVE DELIBERATELY WITH KARINA PETRONI

HOW TO LIVE DELIBERATElY

WITH KARINA PETRONI

Il y a un moment déjà, après avoir quitté la ville pour se ressourcer dans la nature, Henry David Thoreau a écrit : « Je suis allé dans les bois parce que je voulais vivre délibérément, ne regarder que les faits essentiels de la vie et essayer d’apprendre ce qu’on n’enseigne pas et, ne pas découvrir avant ma mort que je n’avais pas vécu… Je voulais vivre profondément et aspirer toute la moelle de la vie… »

Lors de notre récent voyage en Jamaïque, une femme nommée Karina Petroni s’est jointe à nous pour écrire à propos de cette aventure. Elle incarne parfaitement la vie que Thoreau nous invite à vivre, même si, elle n’est jamais partie « dans les bois », elle y est née. Plus précisément dans la jungle panaméenne, où pendant son enfance, son père manœuvrait des bateaux sur le canal de Panama. C’est là que l’américano-scandinave aux cheveux dorés attrapait son premier poisson à 3 ans ou apprenait à conduire à 9 ans. Elle souvient de son enfance latine comme d’un « terrain de jeu incroyable composé de pures aventures, de risques et de beauté, sans télévision, sans réverbère, juste un autre monde. »

La famille a déménagé en Floride du Nord à la fin des années 80 et Karina a commencé à surfer à 9 ans. Déjà sponsorisée à 11 ans, les champions du monde australiens Layne Beachley et Rabbit Bartholomew l’ont hébergée temporairement en Australie où elle est devenue surfeuse professionnelle – une vie éphémère faite de compétitions, de shooting photos, de sessions aux quatre coins du monde qui l’a menée sur la World Tour à 18 ans.

Se désintéressant de la compétition, Karina a démarré une vie de mannequin marquée par quelques passages à la télévision. Lors d’un tournage (raté) d’une émission de chasse au trésor sur Discovery Channel, elle a rencontré son double (et futur mari), un sauveteur en mer musclé dans le style Indiana Jones vivant dans les Caraïbes. Bien qu’inséparables, Karina n’a jamais perdu sa soif d’aventure. Plongeuse libre hors-pair, avec un penchant pour la nage avec les requins, elle a travaillé sur le film Sharkwater ainsi que the documentaire oscarisé « The Cove ».

Et aujourd’hui ? Elle choisit ses projets avec soin, voyage avec son mari hors des saisons de sauvetage ou saute dans un hélicoptère pour participer à des sauvetages au large de Cuba. « Ce travail m’a définitivement rendu plus cabale et reconnaissante envers tout » dit-elle. « Même les choses comme l’électricité et l’eau (rires) ! C’est fascinant, un style de vie non-conventionnel ».

Ils vivent seuls sur une île privée aux Bahamas (où quelque part par-là) et quand ils veulent des fruits de mer, il leur suffit de plonger et d’en attraper. Pas plus tard qu’hier, alors que nous essayions, par plongée de 20 secondes, d’attraper des poissons, elle sortit de l’eau quelques minutes plus tard avec quatre homards et cing conques pour nourrir notre troupe de garçons incapables. En résumé : elle déchire. Quand il s’agit de Karina, il est clair que chaque pas qu’elle fait exprime l’idée de vivre délibérément.


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