Roark

CAMINO ABIERTO

WORDS BY NATE ZOLLER

QUITTER LA VILLE POUR DÉCOUVRIR DES VAGUES DANS DES ENVIRONNEMENTS INSTABLES.

J’ai beaucoup de problème à laisser passer un bon forecast de surf. Du moment où la prévision de houle est dans mon radar jusqu’à la dernière série qui vient s’écraser sur le sable, mon esprit se promène dans un labyrinthe de fortune inexploitée. Tout commence par une question : est-ce que cela vaut le coup ? Conduire des jours à la recherche de quelque chose qui ne montrera pas le bout de son nez. Dormir dans des aéroports, rater des correspondances, juste pour découvrir quelque chose de nouveau. Avec toute la technologie de prévision disponible, c’est à celui qui saura lire le mieux les cartes. Qui lira le Sanskrit pour trouver le trésor de l’autre côté ?

“La Baja California est un endroit qui vous fait travailler. Il y a toujours quelque chose qui ne se passe pas comme prévu et paradoxalement, cela peut vite devenir une addiction pour nous autres surfeurs. C’est là que l’aventure commence vraiment. ”

And when a hurricane starts churning off Cabo my mind gets sent into overdrive. Dormant waves come to life, you just have to be there for the six-hour period that it peaks.  

Une semaine plus tard, j’étais dans un avion vers la partie continentale du Mexique. J’ai entendu que les bancs de sables étaient mauvais et les vents aussi. La saison des pluie avait été violente, les routes étaient inondées et les moustiques gouvernaient la région. Rien n’était prometteur sauf la houle, assez pour appuyer sur la gâchette et s’y rendre en personne. Nous nous sommes garés quelques kilomètres avant la plage et avons dû marcher entre les étangs remplis de moustiques. Vous pouviez entendre le grondement sourd du shorebreak à une demi-heure de marche. Il se trouve que la première arrivée de houle avait calé le banc de sable et nous avons été accueillis par un joli pointbreak de 2M50-3M. Les jours suivant étaient semblables pour le petit groupe de personnes qui avait tenté le pari.

“Notre voyage en Irlande est parti des typhons asiatiques. En effet, nous étions en train de jeter un œil à Taiwan quand une houle propre s’est jetée sur l’Irlande. Nous avons changé notre fusil d’épaule et sommes partis. La polarité de la nature dans l’Atlantique Nord transforme chaque voyage en une bataille contre les éléments.”

Comme le disent les surfeurs irlandais : « Si vous arrivez et que les vagues sont bonnes, c’est que vous êtes déjà en retard ». Il peut tomber une pluie glacée et la seconde d’après un arc-en-ciel vous éblouie et le whiskey vous réchauffe. Au final, quelques slabs au large nous ont offert de belles vagues et de nombreuses pintes de Guiness ont été tirées. Mission accomplie.

At the end of the day a score feels most rewarding when all arrows say “turn back” and around the next bend is the session of your life. The data base of the open road is held tight by those who chose to go. To see about that fate uncovered, waiting to be experienced.  

PHOTOGRAPHY BY
ISAAC ZOLLER, MIKE NULTY, AND MARK MCINNIS.

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