Roark

UN PETIT TOUR PAR LE DISQUAIRE SUR BEAT STREET

Par Beau Flemister

Le disquaire Rockers International n’est pas dans le quartier le plus flamboyant de Kingston, capitale de la Jamaïque. Orange Street, renommée Beat Street par les locaux à la grande époque du reggae, est maintenant poussiéreuse et hors des sentiers battus et autres chemins touristiques. Qu’importe ! Parker Coffin, Ivah Wilmot, LJ O’Leary et Dylan Gordon ont suivi leur guide Luke dans cette sombre petite cave qui s’est avérée débordante de rythme et de musique.

Le gérant, conservateur et historien du reggae, Mitchie Williams, accueillit l’équipe derrière son comptoir offrant à chacun une Red Stripe glacé et de l’herbe magique. Petit par la taille (pas plus large que 5 mètres environ), le Rockers est grand par l’énergie qu’il dégage. Sur les murs s’affichent les légendes du reggae sur les pochettes des vinyles. Pendant que Barrington Levy fait un clin d’œil à Parker, Beres Hammond sourit surnoisement à LJ et Peter Tosh sourit à Ivah.

Mitchie demanda à chacun ce qu’il avait envie d’écouter. Il disparut dans l’arrière-boutique et revint avec un carton Cremo Milk rempli de 45’ tours secrets. Sur une vieille platine branchée à des gros subwoofers cachés, il fit délicatement tomber le diamant… Soudainement toute l’équipe s’est laissée emportée dans les chansons qui résonnaient si fort qu’on pouvait profiter du spectacle à un kilomètre à la ronde.

Mitchie est un véritable puit de connaissances qui connait chaque détail de tous les disques qu’il nous a joué, des dates de sorties aux rumeurs concernant les plus grands artistes reggae qui honorent les murs du Rockers. 

Parker and LJ sont restés longuement assis au comptoir à prendre un véritable cours de musique par le professeur Mitchie.

« La musique est notre plus grande exportation », expliqua Mitchie. « Plus que la banane, l’igname, le sucre ou le sport. La musique reggae est la meilleure chose que la Jamaïque ait jamais créée ». 

Bien sûr, le Rockers International est l’une des dernières boutiques de vinyles de Kingston et oui, l’industrie musicale a pris du retard au cours des dernières décennies mais toute l’équipe a senti un rythme particulier qui les frappait à chaque beat. 

Comme si Bob Marley parlait à travers les murs de la boutique “One good thing about music, when it hits you feel no pain…”


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