• 10/21/21
  • WORDS BY Matt Mcdonald & Drew Smith
  • PHOTOS BY Jeff Johnson & Dylan Gordon

Ses racines : un ranch

Drew Smith est un habitué des grands espaces sauvages. Né dans l'état du Montana, il y a grandi avec les traditions itinérantes du Grand Ouest américain, qu'il a appris à aimer et dont il a finalement fait son métier : Drew vit dans son van et documente tous ses voyages avec de superbes photos, récits à l'appui. La liberté et l'ouverture d'esprit de faire les choses à sa manière remonte à son enfance. Et lorsque les Revivalistes se sont dirigés vers le Continental Divide, c'était l'occasion idéale de faire découvrir à ses potes de Roark le ranch de son enfance, le ranch où il s'est forgé son caractère.

What’s so special about the ranch that you grew up on?

Quand je dis aux gens que j'ai grandi dans un ranch du Montana, ils commencent à se l'imaginer dans leur tête comme un petit ranch de loisir, comme sont la majorité des ranchs aujourd'hui. Mais le ranch de ma famille n'avait rien à voir avec ça : situé à 50 kms du moindre bourg, il existe depuis 5 générations et s"étend sur un espace accidenté de plus de 25 000 hectares. En Californie, avant d'arriver dans un ranch, vous passez devant un tas de maisons et autres constructions, mais pas ici : dans cette région du Montana, la plupart des habitants n'ont même pas de portable. D'ailleurs, quand je vois la réaction des gens lorsqu'ils découvrent le ranch où j'ai grandi, je me rends bien qu'ils n'en ont jamais vu de pareil auparavant.



Quel type d'enfance avez-vous eue, toi et tes frères ?

We were the last stop on the bus ride. We’d get dropped off at this shed where my dad worked, and we’d go hang out with him until he got off. My dad was always working, that was just life on the ranch, but since we were able to be with him we got a lot of quality time. I got to see that hard work wasn’t a bad thing, it was just part of living. It was really cool to grow up and see my dad getting joy out of his work, and I think me and my brothers all got a lot out of that. We’re all living out our dreams – my one brother is a filmmaker and my other brother is a contractor.



Donc tu penses que vous avez baignés dans une forme d'indépendance, qui guide vos vies aujourd'hui ?

Thinking back on the vastness and the openness out there, it really translated into my life now. Growing up, we didn’t know there was such thing as private property or places you couldn’t go. You’d see a mountain in the distance and you’d just hike up there. You wouldn’t have to get ahold of someone for permission. Being back there made me realize why I love life on the road and my vagabond, transient existence. I’m holding onto that same childhood freedom. No boundaries.



Quand tu avais 11 ans, tu as dû déménager dans un autre ranch. Comment as-tu vécu ça ?

C'était clairement nul. Mes parents nous ont dit : "Il faut déménager et partir d'ici, nous n'avons pas le choix". Ça nous a complètement dérouté. D'un seul coup, nous avons perdu tous ces grands espaces, et avec eux cette curiosité enfantine, ces possibilités d'exploration sans mur, sans obstruction, sans limite de propriété. Et ces choses là sont de plus en plus difficiles à trouver aujourd'hui.



As-tu continué à chercher ?

I definitely want a place where I can find that same peace I had growing up. I just haven’t found it yet. I go back to Salt Lake City, my home base, and I can feel the energy of all the people. In any city there’s always movement and stuff going on… when I’m there I can’t decompress or relax. I feel way better if I’m in some area out in the middle of nowhere, some obscure mountain or rock climbing area. I’d like to find that balance of being close enough to a city where I can still do my work, but also far enough away where I can find that peace and that silence.



Pour finir, comment cette région est-elle devenue ta véritable maison ?

Mon père a grandi en Californie puis a déménagé dans le Montana à 18 ans : il avait toujours voulu devenir cowboy, et il a réussi à le faire ici, avec nous. On ne le remerciera jamais assez pour l'enfance incroyable qu'il nous a donnée.

"L'un des seuls points positifs du Covid est qu'avec les restrictions de voyages, cela nous a permis de vraiment explorer ces endroits dont nous venons tous, au lieu d'aller chercher l'aventure super loin. Et finalement, ça fait du bien : on redécouvre nos racines, c'est un retour aux sources bénéfique."