• 8 Septembre 2022
  • WORDS BY Nate Zoller

Portugal, péninsule ibérique

Par Nate Zoller

L'hiver dernier, je suis parti au Portugal pour la première fois, afin d'y rejoindre mon vieil ami Nic Von Rupp.

Quelques jours à peine après mon arrivée, une grosse houle avec des conditions propres est apparue sur la côte. Avant même que je ne décolle de Californie pour le rejoindre, Nic m'avait averti qu'il se concentrait sur Nazaré cet hiver ; ces grosses vagues étant les premières de la saison, il comptait bien y aller. Malgré le fait que je n'avais aucune de mes planches avec moi (elles s'étaient "perdues" durant de mon vol transatlantique), j'ai sauté dans la voiture de Nic en pensant au moins pouvoir prendre des photos. Quelle ne fût pas ma surprise lorsque nous sommes arrivés à Nazaré : nous y avons rejoint une équipe de tournage de HBO et une flopée des meilleurs surfeurs de grosses vagues du monde, interviewés avant le premier jour de surf de la saison. J'étais carrément mal à l'aise, en particulier lorsque Nic parlait simultanément à la caméra tout en préparant ses planches, son jetski, et son équipement de sécurité. Je suis resté à l'écart et ai essayé de ne pas gêner.

Étant donné que Nic avait déjà un partenaire de sécurité, nommé Sergio, j'ai supposé que j'allais passer cette session sur la falaise. Mais c'est alors que Nic me lance un gilet gonflable, une combinaison et me dit : "Prépare toi !" J'allais piloter un jet-ski supplémentaire, avec le jeune écossais Ben Larg derrière moi. Avant de sortir du port, Sergio a lâché un moment son guidon pour joindre ses mains et dire une prière. Et à partir de ce moment, les choses allaient devenir sérieuses.

En sortant du port, l'impressionnante falaise de Nazaré nous est apparue ; c'était la première fois que je la voyais en personne.

Massive sets loomed in front of the rocks, looking more like mountains than waves. As we entered the lineup I was filled with adrenaline just from watching on the ski.

C'étaient, et de loin, les plus grosses vagues que j'avais jamais vues. Après quelques heures de surf, Nic a décidé de faire une pause. Comme j'avais envie de faire pipi, j'ai sauté sur sa 10'5" et en seulement quelques minutes, une vraiment grosse série a surgi à l'horizon. J'ai commencé à pagayer pour essayer de ne pas me faire prendre à l'intérieur, tandis que Nic me criait depuis le jetski : "Reste, reste !" J'ai laissé passer la première vague pour voir la seconde qui semblait sur le point de culminer. Nic m'a hurlé : "C'est celle-là ! Go ! Go !" Et sans avoir le temps de réfléchir, j'ai baissé la tête et j'ai ramé sur la droite. C'était la plus grosse vague de ma vie.

Durant notre séjour à Nazaré, une autre houle est apparue, un poil plus petite mais avec encore une fois des conditions super propres. Nic a décidé que "The Cave", un spot avec l'une des vagues les plus dangereuses au monde, serait notre destination. Cela avait l'air terrifiant depuis les rochers, mais après avoir vu Tom Lowe sauter et ramer sur la première vague, je me suis motivé et j'ai fait de même. Je les ai rejoints et, avec Lowey, nous avons laissé passer quelques séries qui n'avait pas vraiment d'entrée ni de tube. C'était des vagues moyennes que nous voulions. À l'approche d'une de ces vagues, j'ai dû me préparer mentalement pour réussir à la prendre, des récifs émergeant dangereusement juste en face de moi. Avec Tom criant d'en haut, j'ai pu faire mon take off, remonter dans le tube et me faire sortir vers la passe avec le souffle. J'avais fait mes deux premières vagues à la rame, à Nazaré et à The Cave. Je suppose que la peur peut vous faire faire des choses que vous n'auriez jamais crues possibles. Merci à Nic , et bien sûr aux locaux portugais d'avoir partagé leurs vagues folles avec moi. Je reviens vite.

Nate Zoller - Portugal, péninsule ibérique

Images de : Kenny Kemp, Tim Bonython, Bruno Dias, Joao Tudella, & Nate Zoller